V

 

CYCLES ET TRADITIONS

 

Quant à l’ignorance, ô descendant de Bharata, sache qu’elle cause l’égarement de tous les êtres.

Ce guna (influence exercée par l’énergie matérielle) entraîne folie, indolence et sommeil, qui enchaîne l’âme incarnée

La BHAGAVAD-GITA telle qu’elle est (14 : 4)

 

 

Comme pour le zodiac de Dendérah, le sujet abordé dans ce chapitre est d’un grand intérêt pour l’humanité entière tant pour retrouver son passé que pour infléchir en toute connaissance de cause son avenir, respectant la maxime ‘ que nul ne peut être sauvé dans l’ignorance’.

Avec Slosman, Jean Phaure et René Guénon, Raoul Auclair, Alain Daniélou, Edouard Schuré, sont des chercheurs qui partagent le privilège d’être classés parmi les grands maîtres modernes et initiés de la philosophie traditionnelle. Leurs travaux font, dans ce domaine délicat et quelque peut ardu, référence. Au travers des traditions d’orient et d’occident ils ont ouvert notre esprit à la découverte de l’homme spirituel, soumis à la loi éternelle des cycles. Ces analyses fournies par les plus grands esprits de ce siècle dans ce domaine se voient confirmées par les révélations des êtres de lumière comme Soria, énergie composée de plusieurs entités, formant comme elle le dit une ‘’ bulle d’expression’’, et Kryeon maître magnétique chargé du réalignement du même nom de notre terre. (Sont développés dans le chapitre 25)

Avant d’entrer dans notre sujet quelques mots sur la biographie de Jean Phaure. Comme écrivain il commence sa carrière en 1957, avec en 1973 la parution du ‘‘cycle de l’humanité Adamique’’ aboutissement d’une somme philosophique remarquable, ouvrage devenu dans ce domaine une référence. Sa dernière parution ‘‘les portes du IIIème millénaire’’(46) est un complément au cycle de l’humanité Adamique, axé principalement sur le devenir de nos sociétés au vu des prophéties Bibliques, Mariales, et des prophètes modernes. Il vient de quitter notre terre en ce mois d’octobre 2002.

Cette fin du XXeme siècle a vu apparaître nombre de recherches, de bilans, de synthèses, confirmer en d’autres termes ce que formulait la tradition par la bouche de philosophes comme Socrate, Platon, Aristote… toutes les traditions et religions au travers des grandes civilisations, historiques et antiques, s’accordant pour prédire que la fin de l’ère dite chrétienne, annonce la fin de tous les cycles humains sur cette terre.

Cinq grandes sources traditionnelles existent : l’Egypte, l’Inde, la Grèce, Juive et Chrétienne. Les trois premières se rejoignent pour diviser le temps en une structure quadripartite, c’est à dire en quatre périodes appelées âges. Ces âges représentent une sorte d’échelle dégressive des qualités spirituelles originellement imparties à l’homme, et manifestent aussi l’éloignement du principe créateur. Le cycle que nous retrouvons présent dans tout l’univers concerne chaque planète individuellement. Nous pouvons mieux comprendre grâce à ce dernier pourquoi d’autres civilisations extra terrestres ont pu se développer et prendre sur l’humanité Adamique une avance technologique étonnante. Pour partie seulement, le cycle nous montrant que chaque civilisation atteint un sommet avant de chuter ou disparaître dans des mouvements cataclysmiques naturels, provoqués par l’inconscience, le manque de respect des lois universelles. Chaque création se voit attribuer un cycle de vie et de développement conformément à ses choix spirituels et un niveau de vibration ou dimension (site 7). Voyant ce que nous avons pu faire en un siècle, nous pouvons imaginer sans grande difficulté ce que d’autres pourraient faire ailleurs dans un autre contexte philosophique et spirituel. Ce contexte au sein de l’humanité Adamique au cours du 20ème siècle est loin de porter à la joie et à la satisfaction, quand globalement notre humanité s’est pratiquement montrée incapable de vivre un seul jour de paix ! Nos recherches et études poussent à la certitude d’un développement, de civilisations terriennes dans de nombreux domaines, bien supérieur à ce que nous connaissons encore actuellement !

Orgueil, égoïsme, jalousie ont philosophiquement jalonné notre histoire au cours de cette fin de second millénaire, parfaitement conforme aux prophéties de toutes provenances, le marquant de lettres de sang ! Oui ce dernier siècle est bien conforme à sa symbolique : le fer : dur, froid, sans chaleur, ouvert au seul développement technologique dont il est un des supports matériels inévitables. La venue annoncée par Soria, de Marie ou Isis (soutenue par un concile de douze autres entités féminines ) dans les Pyrénées, pour atténuer et réguler, les excès de cette technologie prouve si besoin était la dérive actuelle et sa perversion. Ce dernier âge est aussi conforme à la tradition Hindouiste qui le qualifie de Kali Yuga ou âge des querelles, des conflits, commencé vers 3100 avant J.C. Depuis le début de notre histoire le constat confirme qu’il est bien celui de conflits permanents, de conquêtes, de la violence, du manque de respect des droits élémentaires de l’individu. Depuis cinq mille ans nous ne connaissons que manipulations politiques, engendrant guerres, destructions, tortures, famines. De l’histoire, de notre histoire, c’est ce que retiennent les peuples, tous les peuples qui en furent, d’une manière ou d’une autre, vainqueurs ou perdants, les principales victimes, rendant béatement gloire à des chefs guerriers et sanguinaires.

La durée de ces quatre âges devient de plus en plus court à mesure qu’ils manifestent la chute spirituelle de l’humanité. Ils se décomposent selon la tétraktys de Pythagore, mais inversée. Les quatre niveaux de celle-ci représentent du bas vers le haut, les durées proportionnelles de ces quatre âges : 4+3+2+1=10

René Guénon dans ‘’ formes traditionnelles et cycles cosmiques ’’(22) apporte une solution raisonnée et équilibrée à la question. On ne peut que faire confiance en la sagesse et au savoir d’un homme dont la vie entière est tournée vers la recherche du symbolisme du cycle, de la quantité, de l’ésotérisme et du sacré. Ses productions livresques : ‘’Le Roi du Monde’’, ‘’ Le Règne de la quantité’’, ‘’les signes du temps’’, ‘’les symboles fondamentaux de la science sacrée’’ constituent une richesse de savoir incomparable dans ce domaine combien subtile et riche mais aussi difficile d’accès au néophyte.

A partir de la division du Manvatara, c’est-à-dire des yugas qui sont au nombre de quatre comme les quatre âges signalés plus haut, marqués selon lui " … par une dégénérescence par rapport à celle qui l’a précédé, et ceci, s’oppose directement à l’idée de progrès telle que le conçoivent les modernes... toute manifestation, impliquant nécessairement un éloignement graduel du principe qui constitue véritablement une descente comme la chute dans la tradition judéo-chrétienne et une décroissance dans la durée, selon la formule 10 = 4 + 3 + 2 + 1  ".

Ce dernier est arrivé par un ensemble de rapprochements progressifs à partir du nombre 4320 (360 x 12 ) tiré du manvatara ; de la précession des équinoxes de 25 920 ans ; du déplacement des points équinoxiaux de un degré en 72 ans, 72 étant un sous-multiple de 4320 = 72 x 60 et 4 320 un sous-multiple de 25 920 = 4 320 x 6 avec pour aboutissement une durée possible de ce manvantara de 64 800 ans. Résultat qui semble être confirmé par une durée qui apparaît souvent dans différentes traditions : la grande année des Perses et des Grecs de 12 960 ans. Effectivement en l’associant au nombre cinq, qui est celui des bhûtas ou élément du monde sensible et si l’on continue à prendre le nombre 4 320 pour base, qui est égal au tiers de la grande année, c’est donc par 15 que ce nombre devra être multiplié. On obtient ainsi dans les deux cas 64 800 ans. La grande année Perse, semble aussi signaler le véritable début de nos temps, 10 960 avant J.C.. Etrange corrélation avec la fin supposée de l’Atlantide et de la Lémurie, annoncé par Slosman, Platon … Souvenons nous aussi que cette fin selon certaines traditions fut imputée à un combat à coups de bombes thermonucléaires, avec pour conséquences un hiver nucléaire entraînant la dernière glaciation, et un monde qui ne fut biologiquement habitable, à sa surface, que deux à trois mille ans plus tard grâce à l’utilisation d’une méthode biologique d’épuration, révélée par les êtres de lumière.

Il semble que l’on puisse considérer cette hypothèse comme une base solide dans la compréhension qui manquait de la durée du quatrième temps qui appartient au cycle de l’humanité Adamique. Nous sommes loin des 6 000 ans de la création Biblique dont les rédacteurs transcripteurs endossent une lourde responsabilité dans l’incompréhension actuelle, mais aussi très loin des données de la tradition shivaïte qui fait de notre humanité la septième, la première apparue il y a 420 000 ans, voir 1 300 000 ans. Nous pouvons dès maintenant nous poser la question de savoir si l’homme d’aujourd’hui est bien le descendant directe de la même lignée originelle, les écritures, les révélations des êtres de lumière sur certaines particularités de notre ADN qui seront prochainement découvertes, l’archéologie tendent à nous démontrer le contraire ! Tradition, qui néanmoins conforte les mêmes principes de division et de dégradation spirituelle (96). Il sera donc difficile de trancher entre ces deux échelles qui proviennent pourtant de la même tradition. Néanmoins les révélations données par la tradition shivaïte sur les prédictions qui concernent notre période sont étonnantes de réalité comme nous pourrons le voir dans d’autres chapitres. Deux constats en découlent : le temps pour Dieu et les autres niveaux de vibration ou de densité ( site n° 7 ) est sans signification, les lignées décrites dans la genèse le sont par dignité et ne proviennent pas des mêmes âges, c’est une contraction de réalités antérieures.

D’autres paroles ont guidé jusqu’à présent les exégètes dans leurs analyses malgré des faits archéologiques qui ne sont plus contestables. Ces hommes malgré les apparences sont loin de posséder toute la science Divine, comme les scientifiques sont loin de dominer tous les champs d’explorations qu’ils abordent. L’une des écritures qui annonce la venue de J.C. pour le midi des temps a renforcé l’idée d’une durée de 8000 ans dont 1000 ans pour un millénium de paix . Tous les calculs théologiques eurent pour but de calculer les origines de l’Homme en fonction de la venue du Christ, et de faire le nécessaire pour que la grande histoire humaine tienne dans ces huit mille ans ! Hors, si J.C. est venu au milieux des temps, Il est venu au milieu des temps des ‘’cadets’’, des dernières générations, dont le Coran dit que peut seront sauvées ( 56 : 12 à 14 ).

" IL élève … dans les jardins du délice, un nombre indéterminé des générations premières " ( Coran chapitre 56 versets 3 à 14 ).

Pour mériter un telle élévation, il faut que des générations aient vécues une unité spirituelle ! Depuis 4200 ans avant J.C. nous ne connaissons pas une pareille unité, qui sous entend une paix et un respect continuels entre les hommes durant de nombreux siècles, voir beaucoup plus. Les seules histoires qui vont dans ce sens proviennent de lointaines traditions, qui parlent de civilisations depuis longtemps disparues, dont les preuves archéologiques nous manquent, au moins pour les toutes premières.

Pour appuyer cette analyse rappelons que selon le découpage des cycles des Yugä, dans la tradition Hindoue (96) le Kali, âge du monde dans lequel nous vivons, débute en 3102 (plus ou moins 50 ans) avant J.C.pour se terminer en 2442 (plus ou moins 50 ans), année qui verra disparaître les derniers vestiges de notre actuelle humanité. Si nous rajoutons les mille ans de paix qui succéderont au retour de Jésus-Christ, mais verront la terre et les hommes changer de dimension, nous obtenons environ 6400 ans, ce qui fait que le Christ est bien venu au midi des temps de ce quatrième âge !

Nous ne trouvons ce résultat que grâce à une tradition plus ancienne, qui comme d’habitude se voit plus précise au même titre que les constructions les plus anciennes sont toujours les mieux finies. On nous objectera, qu’intégrer ces mille ans de paix n’est pas très logique. Il ne faut pas oublier que nous raisonnons à partir de traditions théologiques qui ont toutes une origine commune, comme nous l’avons démontré et continuerons à le démontrer. Compte tenu des dérives habituelles il faut raisonner globalement, ce qui permet une vision plus large qu’une approche venant d’une seule tradition, dont la vision est naturellement plus étriquée. Raisonnement qui nous prouve de façon subjective que toute la loi de UN se trouve intégralement parmi les hommes, mais dispersée au sein des diverses traditions. Rappelons par un nouveau croisement, que l’état vibratoire de la Terre ne sera plus le même lors du millénium qui aura vu disparaître toutes les idéologies mensongères et trompeuses qui dominent dans nos sociétés. La Terre sera provisoirement dans une gloire purement terrestre, alors qu’elle est en l’état actuel dans une gloire téleste ( Doctrines du Salut pages 85 à 92 (33) ) bien inférieure. Son cycle dans le temps se terminera après ce millénium de paix qui verra se dérouler la dernière guerre entre les forces de l’Ombre et de la Lumière, et sa montée dans une gloire céleste.

Notre credo est de répéter sans cesse, avec Slosman, Guénon, Phaure, Daniélou, Denis, Cayce, Schuré, et d’autres encore que les temps chrétiens sont les derniers du cycle Adamique. Pourquoi ? Nombre de prophéties depuis le début de ce dernier âge, ce quatrième, l’ère quaternaire annoncent cette fin. Les traditions Hindoues situent précisément cette période spéciale que nous vivons sans risque de se tromper. La dégradation morale, spirituelle, intellectuelle, environnementale est à son comble. Les écritures, les prophéties ne cessent de nous avertir sur la qualité dégradée de nos sociétés. Tous les croyants ressentent cette triste réalité. Le sacrifice rédempteur du Fils de l’Homme atteste encore un peut plus du besoin de purification et de retour à la loi éternelle de UN, dont la résurrection est attestée par l’enquête de 1978 sur le Saint Suaire de Turin (91). La chronologie Hindoue selon la tétraktys inversée de Pythagore, les légendes indiennes, le calendrier Mayas annoncent cette période comme celle de la fin du cycle Adamique.

Pour ce qui est des scientifiques, ils devront réaliser que les événements cataclysmiques de ces temps, qu’ils croyaient réservés à des temps immémoriaux et futurs, hors du possible immédiat, sont bien contenus dans la période actuelle, et annoncés prophétiquement par les plus lointaines traditions  ! Leur grande erreur est d’avoir mis sur une même échelle le chaos originel reconnu par toutes les traditions, le début d’une organisation et l’apparition de la vie sur cette terre. Les deux premiers principes : chaos et début d’organisation sont hors du temps, de notre temps. Quant à la notion de temps, incomprise par notre science elle n’est qu’une illusion, les dernières découvertes rapportées dans le chapitre 13 ‘’Une autre réalité’’ nous montre qu’il est élastique, déformable à souhait dans toutes les directions. Leur seconde grande erreur c’est de ne pas avoir tenu compte des conséquences de découvertes qui remettaient en question leurs échelles de datation, de ne pas avoir eu le courage moral d’avouer leur doutes quant à certaines conceptions purement matérielles et quantiques de ce monde. Ils ont en réagissant de cette manière joué le jeu de forces occultes vouées à la domination du monde par l’argent, dont ils vont bientôt comprendre la réalité et découvrir " … qu’ils étaient tout simplement au service de lobbies, en accord avec des pouvoirs corrompus, pour des raisons de profit et de pouvoir ( 104 ) … " Déstabilisés, ils le seront en apprenant que depuis des décennies des programmes de recherche parallèles se sont développés sans leur concours, utilisant des connaissances auxquelles ils n’auront volontairement ou non, accordé aucun crédit !

D’autre part, qu’il nous soit permis ici de faire part de notre scepticisme, voir de nos doutes les plus forts, quant à la datation dite au Carbone14. Déjà dès les années soixante dix, Robert Charroux faisait part dans son ‘’ Histoire inconnue des hommes depuis cent mille ans’’ (13) du scepticisme du milieu scientifique lui-même. Rappelons encore que la mesure krypton argon est de plus en plus utilisée démontrant s’il en était qu’il était nécessaire d’utiliser un méthode plus assurée. Soria affirme (136 page 65) "  Quand tous vos corps scientifiques admettront que la datation par le carbone 14 n’est pas juste, vous pourrez enfin trouver la chronologie des séquences du déroulement de votre passé …"

Ce qui permet de fixer cette échelle chronologique dans le temps, nous le répétons encore, c’est que toutes les traditions sont d’accord pour indiquer que notre époque correspond à la fin du dernier âge. Guénon, Slosman, Phaure, Daniélou, nombre de prophètes bibliques et plus modernes attirent notre attention sur la spiritualité dégressive qui caractérise ces quatre âges, et tout particulièrement le nôtre dont c’est la caractéristique essentielle reconnue. Principe de dégressivité nous dit Jean phaure " … qui nous oblige à abandonner au préalable le dogme orgueilleux du progrès et du transformisme et cessions de considérer les écritures traditionnelles et les mythes comme des mensonges ou des structures mentales abstraites, mais que nous condescendions à les utiliser comme des hypothèses de travail. C’est cette attitude qui par exemple a permis à Schliemann de retrouver Troie que les positivistes tenaient pour légendaire … ". C’est cette attitude qui a permis à Werner Keller de mettre à jour nombre de villes Bibliques tenues elles aussi pour légendaires et de reconstituer le voyage de Moise jusqu'à la terre promise. C’est encore la même attitude qui a permis à Velikovsky de comprendre les événements relatés dans l’exode et certains livres des prophètes comme l’arrivée d’une cinquième planète, modifiant notablement les équilibres géophysiques de notre Terre.

Cette attitude nous permettra non de dramatiser la situation actuelle, de faire de nous des anxieux (compte tenu de ce qu’ingurgitent chaque année les français en neuroleptiques et autres anti-dépresseurs, la dégradation psychologique est déjà sérieuse), elle nous permettra de mieux nous situer, de comprendre les choix qui sont à faire pour nous rapprocher des autres, avoir plus de compassion et de compréhension pour notre prochain, pour cette terre qui subit nos assauts destructeurs de ces derniers temps, afin de saisir la chance que nous avons de faire progresser notre âme ! C’est bien là l’objectif de tout croyant avant de franchir l’étape cruciale de la mort, qui nous projettera selon toutes les théologies dans le monde de la vraie vie, de la vie éternelle, là où le temps ne compte pas.

 

A la base de la cyclologie traditionnelle se trouve la précession des équinoxes dont la durée calculée et reconnue correspond à 25 920 ans. Du point de vue astronomique, il est bon de rappeler qu’en plus d’une rotation journalière et annuelle sur un plan de rotation parcouru en 365 jours, et incliné sur celui-ci de 23°27’(détermine en fait l’inégalité du jour et de la nuit selon les saisons), la Terre est animée d’un troisième mouvement cyclique. Celui-ci fait que la Terre se comporte comme une toupie et voit l’axe de ses pôles accomplir un vaste mouvement de giration autour de la perpendiculaire à l’écliptique, c’est-à-dire au plan de rotation annuel, en 25 920 ans.

La première conséquence de ce mouvement fait que l’étoile alpha de la petite ourse qui est actuellement notre étoile polaire, ne le sera plus dans quelques siècles.

La deuxième conséquence est un continuel et lent déplacement du plan de l’équateur terrestre par rapport au plan de l’écliptique. La dérive des continents qui ne cesse de s’accélérer d’une façon quelque peut anodine aux yeux du monde scientifique pourrait bien être l’une de conséquences secondaires de cette inclinaison progressive avec pour finalité un possible basculement des pôles, comme cela c’est déjà produit à plus d’une occasion ( Platon en parle dans le politique, le Timée et le critias, Vélikowsky dans mondes en collision (64), Slosman dans la grande hypothèse (7) ). En antithèse sont les paroles de Soria et Kryeon qui précisent qu’un tel basculement signifierait la disparition de toute vie sur Terre, ce qui ne sera pas le cas cette fois ! La nouvelle grille magnétique mise en place se matérialisera par des bouleversements géophysiques, climatiques de grande ampleur, et non par une extermination globale de cette humanité.

La troisième conséquence plus métaphysique mais confortée par des recoupements d’analyses historiques prouve que chaque fois que le point vernal ( définit par l’intersection des points de l’écliptique et de l’équateur terrestre) passe d’une constellation zodiacale à une autre, c’est à dire 25 920 : 12 = 2160 ans environ ( les constellations ne sont pas d’égale grandeur) il se produit selon Paul Le Cour ( 47 ) " une transformation sociale et religieuse en rapport avec le nouveau signe ". Ce que démontre Albert Slosman dans ‘la grande Hypothèse ‘ (7) en analysant les ères du taureau dominé par Thoth, du bélier par Moise, du poisson par Jésus-Christ, analyse confortée par son livre ‘ Moise l’Egyptien paru en 1981 (48 ). Les révélations des êtres de lumière confortent le fait de transformations cycliques géophysiques tous les 3500 ans environ (137 pages 80 à 83), réhabilitant de belle manière les mouvements planétaires erratiques de planètes au sein de notre système solaire, détectés par Vélikovsky (64), au sein des textes révélés et diverses traditions. Soria (137 page 82) " … Vous êtes actuellement prêts à vivre un de ces passages ; ceci se produit pour votre Terre environ tous les trois mille six cents ans … " Une simple soustraction nous fait comprendre que les allégations de Vélikovsky sont justes : en 1500 av J.C. se produisit le naissance et l’intégration dans notre système solaire d’une nouvelle planète, Vénus, d’abord comète puis planète. Mais avant de se positionner elle percuta Mars, qui déviée de sa course heurta la Terre, dans le golfe du Mexique, déversant au passage ses océans, créant un déluge qui provoqua la fin de civilisations un peut partout sur notre monde.

Pour la science officielle c’est Hipparque en l’an 128 de notre ère, qui est à l’origine de la découverte de la précession des équinoxes. Hors l’étude du symbolisme religieux en Chine fait apparaître que cette dernière connaissait une grande année de 129 600 ans soit 25 920 x 5… la Chaldée propose un cycle long de 259 200 ans soit dix révolutions précessionnelles…. L’Inde propose pour le Krita Yuga (le premier, l’age d’or) une durée de 25 920 ans… la source Biblique nous parle du cycle de Daniel de 2 592 ans soit la dixième partie de cycle précessionnel … l’Egypte par le zodiac de Dendérah nous donne la preuve formelle de cette connaissance puisque le ciel dessiné par les concepteurs de ce dernier est exactement le ciel que nous avons au-dessus de nos têtes actuellement. Quelques quarante années auparavant Schwaller de Lubicz en abordait le principe dans ‘’ Le Roi de la théocratie Pharaonique ‘‘ (49). Tout cet ensemble de données très ancien nous apporte la preuve que nos ancêtres étaient loin d’êtres des incultes et que nous avons bien à faire à des astronomes avertis.

De telles connaissances obligent logiquement à penser que nos ancêtres avaient : des moyens de calcul et d’observation que nous n’avons toujours pas redécouverts, ou reçus un enseignement par des maîtres de la connaissance dont nous ignorons tout, même si des hypothèses peuvent être avancées. C’est le pas que n’hésite pas à franchir Maurice Chatelain (24) auquel on ne peut reprocher une telle audace tant elle est rare dans le monde scientifique. A-t-il raison lorsqu’en page 221 il affirme " … il a donc bien fallu que des êtres venus d’un autre monde soient venus leur enseigner ou les aider à acquérir ces connaissances inexplicables … " La réponse est pour bientôt si l’on en croit les étonnantes concordances de divers calendriers et prophéties, et peut être aussi le mélange des deux si l’on en croit les révélations des Pléiadiens dont Soria et Monique en sont les portes paroles.

Rien n’empêche de commencer à ouvrir cette voie qui le sera plus encore dans les chapitre 11 et 12 de la possible intrusion de civilisations intra et extra terrestres au sein de nos sociétés. A titre d’exemple, de plus en plus de faits et découvertes aux pôles suggèrent l’existence d’un monde intérieur identifié par des courants spécifiques, des mers intérieures libres et faite souvent d’eau douce, de régions tempérées au delà du 79ème parallèle, des pollens et de cendres volcaniques incorporés à la glace, des migrations d’animaux et d’oiseaux vers le nord, des os de mammouths déposés sur les fonds de l’Atlantique nord, d’iceberg fait d’eau douce alors que les précipitations y sont les plus faibles du monde…Il est donc fort probable que cette civilisation venue du nord soit toujours là mais dans un nord auquel nous avons encore refusé tout droit à l’existence par manipulation intellectuelle, que nous n’avons pas voulu reconnaître malgré des témoignages de gens simples mais sincères !

En ce sens il est à remarquer que nous attendons toujours que les découvertes soient faites par des scientifiques, des intellectuels, pour les prendre au sérieux, alors que ces derniers , pour la plus part ne cachent pas le mépris teinté d’indifférence qu’ils ont pour les découvertes d’amateurs portés par une foi inébranlable en leurs idées ! Pouvons nous imaginer la perte de connaissances, de bien être, de développement harmonieux que peut représenter le refus d’une telle réalité dont nous avons laissé la prise en compte à une sphère scientifique déconnectée d’une réalité quotidienne vécue par une majorité de la société ?

 

Il n’est pas sûr que cette précession ait toujours existé, pour Jean Phaure : " … selon la tradition il est un temps très mal défini, où la terre tournait selon un axe perpendiculaire à l’écliptique ayant pour conséquence un printemps continuel. Ce printemps n’aurait existé qu’à une époque : celle du jardin d’Eden. Le basculement de l’axe des pôles a ainsi précipité l’homme dans le temps. C’est en tout cas à partir de cette rupture fondamentale que prend effet la précession des équinoxes en tant que qualification des ères successives de 2 160 ans, échelonnées au long du cycle de l’humanité. Le cycle en tant que structure autonome ne commence vraiment qu’à la sortie du paradis primordial  ".

Reste encore ici une autre hypothèse, qui prendra corps en avançant dans ce livre. C’est celle d’une Terre habitable dans ses entrailles. Il y a en effet contradiction notoire entre les écrits révélés qui nous parlent de créations sans nombre (chapitres 12-14-17) de planètes habitées, et ce que nous voyons au travers de nos télescopes. Ce qui pourrait suggérer que les planètes sont avant tout conçues pour être habitées à l’intérieur. L’autre face de cette création en nombre, compte tenu de La déclaration officielle des scientifiques sur la matière manquante (90%), il se pourrait que cette dernière soit dans un état vibratoire différent qui nous interdit de la détecter, et que nombre de ces systèmes nous soient inaccessibles !

Pour en revenir à notre première hypothèse, le jardin d’Eden, ses quatre fleuves, seraient alors toujours présent sur cette Terre, mais pas à la surface. Nos ancêtres chassés de ce lieu paradisiaque, après une longue période d’enseignements divins, ont alors crée la première grande civilisation humaine : l’hyperborée. Civilisation qui a donné naissance à toutes les autres qui revendiquent selon les mythes une connaissance commune venue du nord ! Hors, nombre de peuplement en surface sont venus aussi de ce nord, qui pour nous est inhabitable. Mais il ne l’a pas toujours été selon la climatologie. Ce qui revient à dire, que pendant très longtemps une communication existait entre les mondes inférieurs et extérieurs, communication qui se ferma progressivement pour s’arrêter définitivement au moment d’une grande glaciation qui se répandit sur la terre. C’est à partir de ces temps là que la réalité devint progressivement un mythe.

L’hypothèse la plus acceptable, quant à la durée de cet âge d’or voudrait que celui-ci ait une durée équivalente à une précession des équinoxes soit 25 920 ans. Temps pendant lequel les relations entre le Créateur ou les créateurs et leurs créations sont intenses en enseignements et connaissances dans tous les domaines tant spirituels qu’existentialistes ( 27 ). Rappelons encore une fois qu’il faut ramener cette durée qui peut paraître longue, à la durée de vie des premières générations, dont nous parlent les écritures et les textes traditionnels, qui voit les hommes vivrent plus de 900 ans ( et pour Soria (136 page165) la durée de vie dans notre univers local est de 1350 ans). Durée de vie qui se voit confirmer par les relations de voyage au sein de la sphère inférieure par Olaf Jansen (Chapitres 12 et 13). Durée de vie qui remet à leur juste place les lignées royales de longueur étonnante énumérées au sein d’ouvrages jugés mal traduits ou de pure imagination, voire de contes.

Toutes les traditions sont en concordance pour dire que la sortie de cet âge d’or eut de nombreuses conséquences : la mort est la première… la maladie, les saisons, l’obligation de travailler le sol, diminution de la durée de vie, perte de spiritualité… avec détérioration progressive des possibilités spirituelles, psychiques, télékinésie, psychokinésie… nous entrons après l’âge d’or dans le cycle qualifié d’involutif à l’encontre de ce que nous martèle le positivisme actuel. C’est à une véritable dégradation de la conscience humaine à laquelle nous assistons depuis, jusqu’aux années soixante du siècle dernier …

La Notion d’involution est peut compréhensible à l’homme de cette fin de millénaire. Elle est contraire aux conceptions d’évolution et de progrès enseignés actuellement depuis les années cinquante. L’évolution est enseignée comme doctrine et non comme une simple théorie, malgré nombre de preuves archéologiques qui vont à son encontre. A l’encontre aussi de l’impossibilité incontournable de la génétique qui par les chromosomes spécifie chaque espèce vivante (D.A. 93 : 30 ; Coran 6 : 38).

Jean Phaure définit cette involution (2) " … comme la perte progressive de cette part du spirituel qui compose tout individu. L’homme se trouve immergé dans la matière soumis au temps. Alors que notre vie terrestre devrait servir à nous sublimer spirituellement, nous tombons misérablement sur des conquêtes uniquement matérielles, au détriment du spirituel et de l’intellectuel, ne sachant plus nous situer au sein de la création. Tout particulièrement sur le but de notre vie sur cette terre combien accueillante ( Coran 78 : 6) pour des cellules se développant au hasard !  ".

Cette notion est aussi matérialisable dans la façon que nous avons actuellement de transcrire nos connaissances. Je m’explique. Il semble évident pour tout archéologue intellectuellement honnête, que toutes les civilisations qui nous ont précédés, dans la préhistoire, au-delà de 6 000 ans av J.C., ont essayés de nous transmettre par toutes sortes de moyens tout leur savoir et la raison de leur disparition. Ces moyens étaient la gravure de pierres ( Ica au Pérou) ou de briques ( Glozel ), de tablettes de terre cuite ( Acambaro au Mexique, Glozel en France ), de tablettes en or ou en platine ( Tayos au Mexique, Livre de Mormon dans la colline de Cumorah, comté d’Ontario, état de New York ), pour ne citer que les plus représentatifs. Ces moyens étaient, comme leurs ouvrages, solides et fait pour résister à l’usure du temps et échapper aux cataclysmes. Aucunes d’elles ne semblaient envisager un arrêt définitif du cycle humain, il fallait avertir les cadets sur le chemin à tenir, en montrant ce qui risquait d’arriver en cas de déviationnisme. Ceci dura du primaire au tertiaire.

Puis subitement à l’entrée du quaternaire, on passe à des supports plus fragiles, délicats, sensibles aux intempéries, aux accidents inérents à la société : incendies, pillages, destructions volontaires. Se succèdent : rouleaux de bois gravés, papyrus, peau de gazelle, papier, supports magnétiques. Aucun de ces moyens n’est là pour durer, sauf à être protégés dans des conditions spéciales, dont nous sommes bien incapables de savoir si elles pourront résister à des cataclysmes similaires subits par les archives de nos aînés.

De même nous ne pouvons nous empêcher de faire un rapprochement équivalent sur la fragilité de nos réalisations architecturales, y compris de nos monuments les plus en vue. Les échelles utilisées pour chiffrer les amplitudes des cyclones, tremblements de terre, ne sont valables que pour ce que nous en connaissons depuis quelques siècles, effaçant de la pensée globale l’ampleur des vécus antérieurs à notre histoire. Encore une manœuvre pour énucléer une réalité qui défie notre imagination. Pourtant le nombre et l’amplitude sans cesse croissants des catastrophes naturelles devraient commencer à sérieusement nous interpeller.

Nous voilà donc en présence d’une involution bien réelle, qui nous démontre, par un autre point de vue, la particularité de l’ère Chrétienne mainte fois signalée dans cet ouvrage, celle d’une fin annoncée de l’humanité Adamique. Comment ose-t-on parler d’une évolution lorsque l’on voit dans quel état général se trouve notre planète, notre vaisseau spatial au sein du cosmos (qui se déplace rappelons le à 30 000 km/h) porteur d’un destin sans avenir matérialiste ?

Le hasard dans la cyclologie basée sur l’arithmosophie et la cosmologie n’a pas sa place. Est-il besoin de rappeler que notre temps qualifié est rythmé par les cycles ? Cycles planétaires : lune (29 jours 12 h et 44 minutes), mars ( 687 jours), Jupiter ( 11 ans et 86 jours), Uranus ( 84 ans )… des cycles plus spécifiques : de Daniel (2 592 ans), d’Enoch ( 7 000 ans ), d’Esdras (7 007ans)… le cycle zodiacal précessionnel : 25 920 ans… Plus près de nous existent des cycles que nous connaissons mieux : des saisons, des marées, climatiques (ères glacières). Les êtres que nous sommes ont leurs propres cycles : menstruel pour la femme … et rythmes : cardiaque ( 72 battements par minute en moyenne), respiratoire ( 25 920 respirations par jour )…

 

L’existence d’harmonies fondamentales ne peut manquer de nous questionner. Citons quelques exemples tirés du ’ livre des cycles’ de Raoul Auclair (50) qui a remarqué que la plus part des corrélations biologiques et cosmiques sont des multiples de trois ou de trois au carré… " … la surface des terres émergées est de 144 millions de kms carrés, les mers occupent 72% de la surface du globe, la surface de la terre est la 12 000ème partie de celle du soleil, la distance moyenne de la terre au soleil est de 12 000 diamètres terrestres, la distance de la terre à la lune est de 30 diamètres terrestres, la masse de la lune est le 72ème de celle de la terre … "

 

EN CONCLUSION

Le cycle, comme les écrits traduits par Slosman à Dendérah mettent à bas la datation Biblique concernant l’apparition de l’homme civilisé sur cette Terre. Grâce aux travaux de René Guénon, sur la durée des ères déterminées par la tétraktys de Pythagore et la source Hindoue ayant pour base le cycle humain appelé Manvantara, on s'appercoit d’une correspondance certaine quant à leur nombre avec les ères géologiques. Chacune de ces ères se termine par des bouleversements cataclysmiques rapides, brutaux, imprévisibles à l’encontre de ce que veut nous faire croire la science officielle. C’est là aussi un nouvelle voix d’avertissement.